RÉUSSIR L’HOSPITALISATION :
SATISFACTION DÈS L’ADMISSION


AFVAC le Congrès, vu par
la Présidente du Conseil scientifique
Isabelle GOY-THOLLOT.

Le secteur hospitalier a longtemps été et est parfois encore le secteur pauvre de la pratique vétérinaire. Les actes hospitaliers sont trop souvent sous évalués. Pourtant l’hospitalisation, quelle soit brève, ambulatoire ou intensive est au cœur du fonctionnement des structures vétérinaires.

Progressivement les vétérinaires ont compris qu’améliorer la qualité des soins post-opératoires valorisait les actes chirurgicaux, que traiter la douleur diminuait non seulement les plaintes des animaux mais également la mortalité et la morbidité, que donner des aliments adaptés limitaient les désordres digestifs et accéléraient la guérison, que la rééducation fonctionnelle, loin d’être une pratique ésotérique, faisait partie intégrante du processus de soins et enfin que la prise en charge globale des animaux malades faisait sens.

Puis les spécificités d’espèces ont été prises en compte. Le chat n’apprécie pas du tout d’être arraché à son environnement familier. Il a besoin de conditions et d’attention particulières. Le mélanger avec les chiens peut être générateur d’un stress délétère. Plus récemment, les nouveaux animaux de compagnie ont commencé à être hospitalisés. Comme ils recouvrent une vaste diversité (carnivores, herbivores, oiseaux, reptiles), les cages ont été enrichies et agrémentées de parcours de jeux.

L’hospitalisation a profité de la spécialisation vétérinaire et des progrès techniques pour aboutir à la création de quelques centres de soins intensifs. 

L’hospitalisation vétérinaire en se développant a malheureusement rencontré les problématiques de l’hospitalisation humaine : solitude du malade, angoisses de la « famille », difficultés de communication, dérives des coûts, risque contagieux et maladies nosocomiales…

L’hôpital reste le cœur de la clinique, l’outil de valorisation des soins, un carrefour d’échanges et de réflexion pour l’équipe soignante au sens large, le point névralgique des dysfonctionnements et conflits. Se préoccuper du bien-être des malades et des soignants est crucial.

Réussir l’hospitalisation : satisfaction dès l’admission. Cette année le thème du congrès national est l’hospitalisation. La thématique sera élargie autour de l’agencement, l’ergonomie et l’hygiène des locaux, des équipements, du bien-être animal, du bien-être des personnels soignants, ainsi que de la gestion, du management, de la communication, des nouvelles technologies et de l’innovation. Ce choix original de parler de l’hospitalisation des carnivores domestiques et des NAC permet d’aborder de nombreuses problématiques médicales, chirurgicales et thérapeutiques.

La mission du conseil scientifique de Bordeaux 2020 a été d’élaborer un programme original, proposant un large panels de modules de formations, de TP/TD, de savoirs faire et de courtes communications, couvrant un vaste éventail de spécialités. pertinent et résolument pratique. La plupart des groupes d’études intéressés par le thème du congrès sont représentés par d’éminents consœurs et confrères toutes et tous reconnus et appréciés par la profession :

Fabien Arnaud pour le GECOV, Érik Asimus Vice-Président délégué à la Formation Continue Vétérinaire, Thierry Azoulay pour le GEMO, Jean-Philippe Billet pour le GEC, Gérard Bartel comme Président du conseil scientifique 2019, Claire Bedu-Lange pour le GEO, Éric Bomassi pour le GECA, Maud Clavel pour le GENAD, Anne Daudin pour le GENAD et pour son regard avisé de praticienne, Delphine Delassus pour le GEAO et le GEB, François Demmanget pour le GERM, Hélène Gallois-Bride pour le GEIM, Emmanuel Gaultier pour le GECAF, Juan Hernandez pour le GEMi et le GEN, Agnès Laget pour le GEREP, Marc Leclerc pour son regard éclairé et critique de généraliste, Émilie Rosset Vice-Présidente et pour le GERES et Émilie Tessier pour le GENAC.